Maisons d écrivains

Maeterlinck Maurice

Maurice Maeterlinck – Le château de Médan et la villa Orlamonde

 

 

Biographie de Maurice Maeterlinck

 

Maurice Maeterlinck

 

« Le passé est toujours présent. »


Né à Gand le 29 août 1862, Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck est l’aîné d’une famille de trois enfants, flamande, bourgeoise, catholique, conservatrice et francophone. Après des études au collège Sainte-Barbe de Gand, il suit des études en droit avant de pratiquer le métier d’avocat durant une courte période.

Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes d’inspiration parnassienne dans La Jeune Belgique. Il part pour Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l’influencer, dont Stéphane Mallarmé et Villiers de l’Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l’idéalisme allemand (Hegel, Schopenhauer).

À la même époque, Maeterlinck découvre Ruysbroeck l’Admirable, un mystique flamand du xive siècle dont il traduit les écrits (Ornement des noces spirituelles). C’est ainsi qu’il se tourne vers les richesses intuitives du monde germanique en s’éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit, il se consacre à Novalis et entre en contact avec le romantisme d’Iéna (Allemagne, 1787-1831, autour d’August et Friedrich Schlegel et de la revue l’Athenäum), précurseur en droite ligne du symbolisme. Les œuvres que publie Maeterlinck entre 1889 et 1896 sont imprégnées de cette influence germanique.

C’est en août 1890 qu’il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d’Octave Mirbeau sur La Princesse Maleine dans Le Figaro :


« Je ne sais rien de M. Maeterlinck. Je ne sais d’où il est et comment il est. S’il est vieux ou jeune, riche ou pauvre, je ne le sais. Je sais seulement qu’aucun homme n’est plus inconnu que lui ; et je sais aussi qu’il a fait un chef-d’œuvre, non pas un chef-d’œuvre étiqueté « chef-d’œuvre » à l’avance, comme en publient tous les jours nos jeunes maîtres, chantés sur tous les tons de la glapissante lyre – ou plutôt de la glapissante flûte contemporaine ; mais un admirable et pur et éternel chef-d’œuvre, un chef-d’œuvre qui suffit à immortaliser un nom et à faire bénir ce nom par tous les affamés du beau et du grand ; un chef-d’œuvre comme les artistes honnêtes et tourmentés, parfois, aux heures d’enthousiasme, ont rêvé d’en écrire un et comme ils n’en ont écrit aucun jusqu’ici. Enfin, M. Maeterlinck nous a donné l’œuvre la plus géniale de ce temps et la plus extraordinaire, et la plus naïve aussi, comparable – et oserai-je le dire ? – supérieure en beauté à ce qu’il y a de plus beau dans Shakespeare. Cette œuvre s’appelle « La Princesse Maleine ».  Existe-t-il dans le monde vingt personnes qui la connaissent ? J’en doute… »

Mirbeau cachait habilement la nationalité de l’auteur: être belge était à l’époque suspect en France, à cause de la « politique congolaise » et des opinions dites « pro-allemandes » de Léopold II. Les écrivains belges avaient mauvaise presse: « ils pillent, démarquent, détroussent… », « ce sont nos pires ennemis. »

Il existe une autre version des faits racontée par Sacha Guitry; est-elle authentique ? La voici: passant la soirée chez des amis, le célèbre critique Mirbeau s’était installé sur un divan aménagé en coin-bibliothèque, il semblait mal à l’aise, tournant la tête à droite, à gauche. La maîtresse de maison s’en inquiéta. « Il y a un livre qui dépasse de la rangée, dit Mirbeau, et qui me gêne. Voudriez vous l’enlever?«  L’ouvrage déposé sur le divan, il ne put s’empêcher d’y jeter un coup d’œil: « De qui est cette œuvre? » « D’un jeune écrivain inconnu qui nous l’a envoyée en hommage«  lui fut-il répondu. Mirbeau jeta un bref mot d’excuse à ses hôtes, prit le livre, s’y plongea et ne le lâcha plus de la soirée. Le lendemain paraissait l’article dans Le Figaro.

Son recueil poétique Serres chaudes paraît en 1889 chez Léon Vanier, l’éditeur de Paul Verlaine. Ces vers s’inscrivent dans la ligne de la dépersonnalisation de l’écriture  et réalisent en partie l’idéal mallarméen : la suggestion, comme essence de tous bouquets , devient le principe générateur de l’acte de création pure. Par la répétition du mot, Maeterlinck atteint une vibration spirituelle,  une résonance intérieure. Le vers est dérythmé, libéré des conventions. Guillaume Apollinaire s’en souviendra. Maeterlinck refuse naturalisme et parnasse pour s’engager sur la voie de la poésie allégorique où l’image rappelle l’iconographie médiévale, la peinture de Bruegel ou de Jérôme Bosch.

Maeterlinck fait aussi partie des grands dramaturges ( avec Henrik Ibsen, Anton Tchekhov, August Strindberg et Hauptmann) qui, vers 1880, ont contribué à transformer la conception du drame. De 1889 à 1894, il publie huit pièces où il crée un théâtre de l’âme, comme le rêvait le symbolisme. Dans cette forme neuve, trois concepts sont à retenir : le drame statique (personnages immobiles, passifs et réceptifs à l’inconnu) ; le personnage sublime (assimilé souvent à la mort, il est la Destinée ou la Fatalité, quelque chose de plus cruel peut-être que la mort) ; le tragique quotidien (pas d’héroïsme, le simple fait de vivre est tragique). L’action, par le jeu stylisé des acteurs, doit suggérer les attitudes de l’âme face au destin, l’éveil lent à la fatalité. Sa pièce de théâtre, Pelléas et Mélisande, 1892, est un des sommets du symbolisme.

L’Oiseau bleu (1908), créée au Théâtre d’art de Moscou où elle est toujours au répertoire, a assuré à Maeterlinck une renommée internationale. À Paris, la pièce est reprise en 1911 dans une mise en scène de Réjane. Elle est aujourd’hui traduite dans plus de 25 langues. Elle a connu plusieurs adaptations et de nombreuses variantes aux États-Unis, en Angleterre, en Russie et Japon où elle est inscrite dans la mémoire collective et populaire.

En 1895, il rencontre la cantatrice Georgette Leblanc, sœur de Maurice Leblanc, avec laquelle il tient, vers 1897, un salon parisien fort couru dans la Villa Dupont: on y croise, entre autres, Oscar Wilde, Paul Fort, Stéphane Mallarmé, Camille Saint-Saëns, Anatole France, Auguste Rodin. En 1902, il écrit Monna Vanna, où joue Georgette Leblanc. Il vit avec elle jusqu’en 1918, avant d’épouser, l’année suivante, la jeune actrice Renée Dahon, rencontrée en 1911.

C’est aussi en 1911 que Maurice Maeterlinck reçoit le  prestigieux Prix Nobel de Littérature. Fidèle à lui-même, il ne se rendit pas à Stockholm pour recevoir son prix. Il prit prétexte d’une blessure à la main pour expliquer qu’il redoutait trop les fatigues du voyage. Une grande fête en son honneur eut lieu à Bruxelles en 1912 et l’on joua Pelléas et Mélissande à la Monnaie en présence du Roi Albert qui par la suite l’anobli.

 A la pointe du cap de Nice, dominant la Méditerranée, un projet d’envergure est initié pour un Anglais en 1913 par les architectes Romaine, Walker et Jenkins mais reste inachevé. Le bâtiment est acheté vers 1920 par un Russe blanc, le comte de Milléant, qui souhaite y bâtir un rival du casino de Monte-Carlo sous le nom de Castellamare ; mais le projet avorte, finalement court-circuité par l’ouverture en 1928 du Palais de la Méditerranée à Nice sur la promenade des anglais. Racheté par Maurice Maeterlinck lors d’une vente aux enchères, le domaine devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain où il organise de nombreuses fêtes.

En 1921, il signe un manifeste contre la flamandisation de l’Université de Gand, jusqu’alors francophone. À ce théâtre succède une œuvre d’essayiste qui connut le succès auprès du grand public. Maeterlinck part alors à la découverte philosophique du monde végétal (L’Intelligence des fleurs, 1907) et des insectes sociaux (La Vie des abeilles en 1901, La Vie des termites en 1927, La Vie des fourmis en 1930). Eugène Marais (naturaliste, écrivain et poète d’Afrique du sud) a accusé Maurice Maeterlinck d’avoir plagié son livre Die Siel van die Mier (L’Âme de la fourmi, 1925) pour La Vie des termites. Plus précisément, l’écrivain et scientifique lui a reproché l’emprunt du concept d’unité organique de la termitière, ainsi que du terme « nasicorne » (un néologisme qu’il avait formé). Marais a poursuivi Maeterlinck devant les tribunaux. Sa renonciation en cours de procédure serait due à une absence de fonds et à son addiction à la morphine (En 1936, privé de morphine pendant quelques jours, il se tira dessus avec un fusil dans sa ferme de Pelindaba. Seulement blessé, il chargea de nouveau le fusil et se tira une balle dans la bouche). Si certains parlent aujourd’hui « d’exemple classique de plagiat académique » (Bignell, dans le cadre d’une étude biologique sur les termites), d’autres n’évoquent qu’une « minuscule injustice » (David Van Reybrouck, dans Le Fléau, roman-enquête consacré en partie à la question, pourtant sévère à l’égard de Maeterlinck). Il semble certain, en toute hypothèse, que Maeterlinck, dramaturge et poète, n’a pas indiqué ses sources avec la précision requise, se contenant d’y renvoyer en fin d’ouvrage, comme une simple bibliographie. Quant à Marais, ce scandale lui a permis d’atteindre une certaine renommée internationale.

En 1939, il gagne les États-Unis pour la durée de la Seconde Guerre mondiale, pendant ce temps la villa Orlamonde est abandonnée, squattée et pillée. De retour à Nice en 1947, il publie un an plus tard Bulles bleues où il évoque les souvenirs de son enfance. Maurice Maeterlinck meurt le 5 mai 1949, à 23 heures, à son domicile, villa Orlamonde, sis 200 boulevard Carnot. Son épouse Renée Dahon continue  d’y résider jusqu’en 1969. Les cendres de l’écrivain et de sa femme reposent dans la stèle d’une plate-forme située à proximité.

La municipalité de Nice a donné le nom de boulevard Maurice-Maeterlinck à la section du boulevard Carnot longeant et surplombant la villa. À la mort de Renée Dahon, la villa est à nouveau laissée à l’abandon. L’héritier qui n’a pas les moyens d’entretenir le domaine s’associe à un promoteur ; il en sort une copropriété d’une vingtaine d’appartements commercialisés dès 1983 sous le nom de Palais Maeterlinck. À partir de 1987, l’homme d’affaire suisse Henri-Ferdinand Lavanchy rachète peu à peu les appartements, construit le pavillon Mélisande sur un terrain limitrophe, et le domaine devient un palace qui ouvre en 1990 en gardant le nom de Palais Maeterlinck. En contrebas, les grilles qui empêchaient l’accès au public ont été abattues dans les années 2000, et la municipalité a aménagé un sentier littoral mais qui ne va pas jusqu’à Villefranche-sur-Mer comme autrefois. L’hôtel a cessé son activité le 25 février 2008. Il est racheté, en juin 2012, par le milliardaire tchèque Radovan Vitek pour 48 millions d’euros. Le nouveau propriétaire souhaite en faire une résidence de luxe en le transformant en une trentaine d’appartements.

 

Le château de Médan.

 

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Situé à flanc de coteau des bords de Seine, cet ancien pavillon de chasse fût édifié  par Henry Perdrier à la fin du XVe siècle (1494) sur des bases très anciennes remontant au IXe siècle. Pernelle Perdrier, sa fille, apporte en mariage la terre de Médan à Jean Brinon, fils du seigneur de Villennes. Leur fils Jean Brinon, deuxième du nom, descendant d’une double lignée d’hommes de robe et de financiers, recueillit de grands biens. Formé aux belles lettres par son maître Louis Chesneau dit « Querculus », Jean Brinon d’une générosité excessive avec ses amis les poètes de la Pléiade organisait pour eux fêtes et divertissements. Médan et Villennes étaient alors le cadre de parties de chasse où se retrouvaient Ronsard, Jodelle, Dorat, du Bellay et beaucoup d’autres…Les largesses de Brinon finirent par le ruiner. A peine âgé de trente six ans, il mourut en 1555 et ses amis les poètes escortèrent sa dépouille mortelle qu’il ornèrent de poèmes et épitaphes en vers grecs, latins et français, constituant un  » tombeau littéraire « , conservé de nos jours à la bibliothèque Mazarine, à Paris.

Plus tard, Henri IV venait y chasser et y séjourner (ce pavillon habrita ses amours avec la belle Gabrielle d’Estrée). Jean Bourdin, son chambellan, y ajoute la ferme vers 1635.

Le château est agrandi au cours du XVIIIe siècle. Entre 1750 et 1777 la famille Gilbert de Voisins y ajoute une longue aile, qui regarde la vallée, qui sera reconstruite en 1873 par le baron de Dalmas. Le dernier seigneur fut guillotiné le 25 brumaire An II, ses terres et le château furent vendus.

Ami d’enfance d’Emile Zola, Paul Cezanne fait de nombreux séjours chez l’écrivain dès l’acquisition de sa maison à Médan. Très tôt le matin, le peintre utilise la barque dénommée « Nana » pour traverser la Seine située au bout du jardin. Il plante alors son chevalet sur la rive opposée et, dès 1879, réalise sur le motif une aquarelle aujourd’hui conservée au Kuntzhaus Museum de Zurich.

Voici ce qu’en dit le catalogue raisonné des Musées de France :

 « L’aquarelle « Le château de Médan » est l’une des rares oeuvres parfaitement abouties de Cézanne dans cette technique à pouvoir être associée d’aussi près à une toile, ce qui explique sans doute pourquoi elle a presque toujours été décrite comme une étude préparatoire pour le tableau de Glasgow qui porte le même titre… Cézanne travaillait donc presque toujours simultanément sur plusieurs niveaux et cherchait des techniques et des supports différents pour poursuivre ses explorations. Il se peut aussi que, dans cette aquarelle apparemment libre et spontanée, il y ait d’avantage de préméditation et de résolution complexes que l’on ne pourrait l’imaginer à première vue, et que, dans la toile, à l’inverse, il y ait beaucoup d’esprit ludique dans la réalisation. »

Un an plus tard, c’est l’huile sur toile que Cézanne peindra à partir du même site. Elle se trouve conservée au musée Art Gallery de Glasgow après avoir appartenu à Paul Gauguin qui l’aurait achetée au Père Tanguy, marchand de couleurs où s’approvisionnaient les deux peintres.

John Rewald rapporte l’anecdote contée par Gauguin qui… la tenait de Cézanne lui-même :

« Cézanne peint un rutillant paysage, fond d’outremer, verts pesants, ocres qui chatoient ; les arbres s’alignent, les branches s’entrelacent, laissant cependant voir la maison de son ami Zola (Il s’agit en fait du château de Médan, la maison de Zola était beaucoup plus à droite) aux volets vermillon qu’orangent les chromes qui scintillent sur la chaux des murs. Les véronèses qui pétardent signalent la verdure raffinée du jardin et en contraste le son grave des orties violacées, au premier plan, orchestre le simple poème. C’est à Médan. Prétentieux, le passant épouvanté regarde ce qu’il pense être un pitoyable gâchis d’amateur et, souriant professeur, il dit à Cézanne :

– Vous faites de la peinture.

– Assurément, mais si peu…

– Oh, je vois bien : Tenez, je suis un ancien élève de Corot et si vous voulez me permettre, avec quelques habiles touches, je vais vous remettre tout cela en place. Les valeurs, les valeurs, il n’y a que ça.

Et le vandale impudemment étale sur la rutilante toile quelques sottises. Les gris sales couvrent les soieries orientales.

Cézanne s’écrie :

« Monsieur, vous avez de la chance, et faisant un portrait vous devez sans doute mettre les luisants sur le bout du nez, comme sur un bâton de chaise. » Cézanne reprend sa palette, gratte avec le couteau toutes les saletés du Monsieur.

 

En 1924, Maurice Maeterlinck et son épouse Renée Dahon firent l’acquisition du château qu’ils ne quitteront qu’en 1939 pour s’exiler aux Etats-Unis pendant toute la période de la guerre.  C’est là qu’il écrit La vie des Termites, L’Araignée de verre et fait jouer L’Oiseau Bleu.

Laissé à l’abandon depuis la guerre, ce n’est qu’en 1962 que Madame Maeterlinck fera donation du château à Henri Smadja. Celui-ci avait une personnalité hors du commun : médecin, entrepreneur de travaux publics, riche homme d’affaires, il s’était trouvé une vocation d’homme de presse en créant « La Presse de Tunisie »,  puis, à la mort accidentelle d’Albert Camus, il présida dans les années 60 aux destinées houleuses du célèbre quotidien « COMBAT », né d’une feuille clandestine fabriquée par un petit groupe de résistants. C’est alors que la Comtesse Maeterlinck lui fit donation du château de Médan. Après quelques années de tergiversations, il décida d’y transférer en 1966,  les rotatives du journal précédemment installées à Paris dans le quartier du Marais. Durant huit années le château devient une imprimerie jusqu’à la disparition brutale de Smadja le 14 juillet 1974. Six semaines plus tard, une nouvelle épopée littéraire s’achevait à Médan avec le dernier numéro du quotidien qui titrait à la Une « Silence, on coule ! ».
Vendu aux enchères publiques en 1977, puis restauré durant onze années par ses actuels propriétaires (Madame et monsieur Aubin de Malicorne), le château de Médan a retrouvé son allure du XVIe siècle.

C’est aujourd’hui une demeure privée, meublée et habitée (visites de groupe sur demande) qui a été inscrite au titre des Monuments Historiques en 1979. Le château de Médan a été labellisé en mars 2012, par le Ministère de la Culture, « Maison des Illustres ».

Un immense merci aux sites suivants pour leurs crédits photographiques :


 Le blog « Trois coccinelles »

Le site  « Châteaux de France »

Le site du « Château de Médan »

 

 

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La villa Orlamonde (Palais Maeterlinck).

 

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Le Palais Maeterlinck est un ancien palace de style néoclassique situé à la pointe du Cap de Nice dominant la Méditerranée. Sur un domaine de 3.86 hectares avec 3 bâtiments et 600 mètres en façade maritime, la propriété offre aujourd’hui plus de 7.000 m² habitables. Dans les années 1920, le domaine a été conçu par le comte de Milléant avec l’intention d’y bâtir un « rival » du casino de  Monte-Carlo sous le nom de Castellamare. Mais le projet a été avorté suite à l’ouverture du « Palais de la Méditerranée » à Nice en 1928.

Racheté par Maurice Maeterlinck, il devint la villa Orlamonde. L’écrivain achève les travaux et sa villa devient un centre mondain, lieu de nombreuses fêtes légendaires. Après avoir vécu pendant la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis, Maeterlinck meurt dans cette villa en 1949 où son épouse, la Niçoise Renée Dahon, continue à résider. Après la mort de Renée Dahon, la villa est transformée en copropriété avant de devenir en 1990 un hôtel palace ; l’hôtel a cessé son activité en 2008.

Le nouveau propriétaire est Radovan Vitek, « un milliardaire tchèque qui est un client de longue date de notre maison », explique Alexander Kraft, Pdg de Sotheby’s International Realty France – Monaco. « Après avoir acheté des résidences privées sur la Côte d’Azur pendant ces dernières années, il a décidé d’investir également à titre professionnel dans la région, malgré la situation économique et politique difficile. M. Vitek a pu réaliser cette transaction avec sa société CPI en très peu de temps et sans le moindre financement ».

C’est la légende qu’est le Palais Maeterlinck que l’acquéreur déclare vouloir faire renaître avec la vision « d’en faire un symbole du bon goût intemporel dans cette région parfois méconnue ». Le Palais Maeterlinck est amené à devenir un projet phare pour la société CPI à l’étranger, ajoute Sotheby, notant que le groupe prévoit des investissements correspondants très importants.

« Nous allons assister CPI dans la transformation du Palais Maeterlinck en appartements de très grand luxe, et vendre ces produits à travers notre réseau mondial » ajoute Alexander Kraft. « Nous sommes en train de réunir une vraie « dream team » d’architectes, d’entreprises spécialisées et de designers de renommée mondiale pour créer une nouvelle référence de l’élégance intemporelle dans ce lieu magique. » Une nouvelle page qui s’ouvre pour le Palais Maeterlinck.

 

Merci à  Jean-Pierre Largillet.

Site du Palais Maeterlinck ici.

 

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Merci à Maxence pour ses photographies de la villa du temps de Maurice Maeterlinck, retrouvez son blog consacré à l’écrivain ici.

 

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