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Alexandre Pouchkine

Alexandre Pouchkine

897 May

 

Les livres d’Alexandre Pouchkine chez Amazon

 

Eugène Onéguine

898 May

Le plus célèbre roman de la littérature russe, et qui a produit un chef-d’œuvre de l’opéra, était d’abord un poème, en strophes rimées. L’auteur y a mis sa vie – et sa mort. L’héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d’un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de la sœur de celle-ci. Les années passent, Onéguine revient, découvre qu’il aime passionnément Tatiana, maintenant mariée ; elle l’aime aussi ; que choisira-t-ellle ? «Et le bonheur était si proche, si possible» chante Pouchkine.Un jeune homme qui s’ennuie, la plus touchante des jeunes filles, un poète de dix-sept ans, un vieux mari, des créatures de rêve. C’est le roman des rencontres manquées, des amours perdues, des remords sanglants. C’est aussi, comme dit Nabokov, « une des œuvres les plus brillantes jamais composées, un classique international aussi grand que Hamlet, ou Moby Dick ».

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La Dame de pique et autres nouvelles

899 May

Au début du XIXe siècle, la littérature russe est encore balbutiante. Il lui manque un Shakespeare, un Cervantès ou un Pétrarque. Pouchkine va combler ce vide à lui seul. Pour la poésie, avec Rouslan et Lioudmila (1820), le théâtre avec Boris Godounov et la nouvelle avec Les récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine (1830). À 31 ans, il jette les fondements de toute l’histoire littéraire russe, dont les plus illustres figures, de Lermontov à Gorki, ne cesseront de s’inspirer. Si la vie de Pouchkine, mort en duel à 38 ans, frappe par son éclat romantique, son écriture, et sa prose en particulier, est empreinte d’un sobre classicisme. À la fois élégante, chatoyante, et discrètement teintée d’une douce ironie, elle s’attache aux petites gens comme aux grands seigneurs, éclaire les profondeurs de l’âme par petites touches subtiles, avec une simplicité, une sensibilité et une perfection artistique inégalées.

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La fille du capitaine

900 May

A l’âge de seize ans, sur ordre de son père, Piotr Andréïtch Griniov gagne le fort de Bélogorsk où il va servir et, parce qu’il est noble, devenir d’emblée officier. Quoique la vie de garnison ne fût pas faite pour le séduire, son existence devient vite plaisante, en particulier grâce à la présence de Maria Ivanovna, la fille du capitaine, qu’il souhaiterait épouser. Mais, au début d’octobre 1773, on apprend que le cosaque Pougatchov vient de réunir une bande de brigands et se fait passer pour Pierre III, le défunt époux de Catherine II : il ne va pas tarder, à prendre le fort d’assaut et ce sera, pour Griniov, l’occasion de montrer qu’il est bien le  » chevalier  » de Macha. La rébellion de Pougatchov a réellement eu lieu et Pouchkine lui a consacré un livre d’histoire avant de faire paraître en 1836, quelques semaines avant sa mort, La Fille du capitaine. Mais, dans ce roman historique, c’est à Griniov qu’il laisse le soin de raconter à la première personne les menées de ce Pougatchov qu’il affronte et qui, sous ses yeux, sous les nôtres, entre deux moments de férocité, se montre aussi capable d’humanité : fasciné par l’abîme, le brigand devient fascinant.

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Poésies

901 May

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Journal secret

902 May

La redécouverte d’un manuscrit mythique et contesté, recherché durant plus d’un siècle et sorti clandestinement d’URSS : le fameux journal secret de Pouchkine. Une confession érotique et tragique, où le grand écrivain russe nous dévoile les secrets de son âme obsédée par la chair et la mort. Une réflexion brillante sur la passion, la création et le destin. A la veille d’un duel qu’il pressent fatal, Pouchkine se met à nu et livre la face cachée de l’homme que toute la Russie encense sa soif d’écrire et de jouir, les difficultés de sa vie maritale, ses relations complexes avec le tsar Nicolas Ier. Et surtout, son besoin de collectionner les femmes avec le stakhanovisme du laid savourant sa revanche, lui, le nain au visage de singe marié à une déesse. Séducteur insatiable, amant de ses belles-soeurs aussi bien que de catins racolées dans les rues de Saint-Pétersbourg, organisateur de cérémonies orgiaques, sa vénération pour le sexe féminin lui fait multiplier les aventures comme un saint homme qui visiterait toutes les églises pour mieux prier Dieu. Mais quand son épouse se prête aux jeux érotiques du tsar ou sourit aux oeillades du jeune et beau baron français d’Anthès, Pouchkine se laisse dévorer par la jalousie jusqu’à causer peu à peu sa propre perte…

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Mozart et Salieri

903 May

Face à face des deux musiciens, de l’élève et du maître, la pièce se termine sur l’assassinat de Mozart par Salieri (1750 – 1825). Alexandre Pouchkine s’est donc emparé de la rumeur concernant un empoisonnement «physique» de Mozart par Salieri : «petite tragédie» où l’envieux professeur se croit investi de la mission de supprimer le génial compositeur occupé à réduire tous ses confrères au silence.

150 ans plus tard, Milos Forman (et avant lui la pièce de Peter Shaffer dont le film est inspiré), présente dans le splendide et dramatique Amadeus (1984) un Salieri empoisonneur «moral» de Mozart.

Comme l’écrit très justement Jean-Pierre Pisetta dans sa postface : «Peter Shaffer n’aurait peut-être jamais écrit sa pièce – qui n’aurait alors jamais conduit au triomphe du film de Forman – s’il n’avait eu connaissance des deux petites scènes écrites par le poète un siècle et demi plus tôt.»

Ce texte méritait de paraître enfin dans un volume qui lui fut entièrement consacré. Les commentaires de Jean-Pierre Pisetta qui accompagnent sa (nouvelle) traduction s’efforcent de démêler le vrai du faux sur la thèse de l’empoisonnement ainsi que d’informer le lecteur sur la pièce elle-même et son auteur.

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Boris Godounov

904 May

On trouvera dans le théâtre de Pouchkine, de Boris Godounov (1825) aux Scènes du temps des chevaliers (1835), l’expression la plus élevée de la pensée du poète : la grandeur humaine a pour compagnon obligé le malheur ; la vie, la beauté, le génie ne sont pas concevables sans l’envie, la laideur et le crime, Mozart sans Salieri, le tsar Boris Godounov sans Grichka l’usurpateur.

La vie est double, donc, véritable festin entouré de ténèbres ; et c’est cette dimension irrémédiablement tragique que le poète, la coupe à la main, doit se hâter de célébrer avant que le néant l’engloutisse :  » Je ne veux pas, mes amis, mourir. Je veux vivre, pour penser et pour souffrir. « 

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Doubrovski

905 May

Il y a quelques années vivait sur une de ses terres un seigneur russe de vieille famille, Cyrille Petrovitch Troïekourov. Sa richesse, sa haute naissance et ses relations lui donnaient un grand poids dans les provinces où se trouvaient ses biens. Les voisins étaient heureux de contenter ses moindres fantaisies ; son seul nom faisait trembler les fonctionnaires du chef-lieu.[…] Les occupations de tous les jours de Troïekourov consistaient en tournées à travers ses vastes propriétés, en festins prolongés et en facéties chaque jour inventées à cette occasion, et dont la victime était habituellement quelque nouvelle connaissance ; encore de vieux amis même n’y échappaient-ils pas toujours, à l’exception d’un seul, Andreï Gavrilovitch Doubrovski.

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Voyage à Arzroum

906 May

Le 1er mai 1829, Pouchkine entreprit sans autorisation un voyage de près de trois mille kilomètres pour rejoindre l armée russe qui se préparait à occuper le nord-est de la Turquie et assiéger Arzroum (Erzurum, la capitale de l ancien royaume d Arménie). Il traverse en calèche, à cheval et à pied la Russie, puis le Caucase, dans des conditions difficiles, mais pour l aristocrate qu il est rien n est plus sain que de passer la nuit sous une tente. Sa témérité est étonnante, car il n hésite pas à voyager seul parmi une population souvent hostile, comme les Tchétchènes. Dans un accès de bravoure insensée, il se précipite en première ligne au devant de la cavalerie turque lors d une bataille. Ses descriptions de Tbilissi, de ses bains publics, de la population arménienne de Turquie, du harem d Erzurum, d où il va devoir partir parce que la peste s y est déclarée, sont passionnantes.

Ce livre introuvable en français fait ici l objet d une nouvelle traduction, avec les variantes, les passages rayés par la censure et les brouillons, des lettres et des poèmes concernant ce voyage, les réactions des autorités à son retour, ainsi qu un important appareil critique.

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Le nègre de Pierre le Grand

907 May

Jeune prince africain, Ibrahim Hannibal a été  » offert  » à Pierre le Grand par l’un de ses ambassadeurs. Jeune homme brillant et cultivé, Ibrahim a combattu dans l’armée française et séduit Paris avant de revenir en Russie et d’y devenir le favori du tsar. De la prestigieuse et étonnante histoire de son bisaïeul, Pouchkine tire en 1827 un court roman qui, bien qu’inachevé, est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de l’écrivain russe.

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Le convive de pierre et autres scènes dramatiques

908 May

Dans ses pièces courtes, écrites de 1825 à 1835, Pouchkine a pour projet d’étudier « le destin de l’homme », ses passions, ses doutes, ses interrogations. Qu’il s’agisse de l’avarice du baron chevalier, de la jalousie de Salieri pour Mozart, de l’amour qui anime Don Juan, de la peur devant la mort, de la vengeance, de la fraternité ou de l’ennui, Pouchkine saisit dans leur quintessence chacun de ces traits en les exprimant sur le mode dramatique. Et dès lors, comme le dit André Markowicz, ces pièces « visent à explorer la matière théâtrale dans sa concentration la plus extrême […] poser, développer et résoudre un conflit en dix, vingt pages au maximum ».

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Lettres en français

909 May

Alexandre Pouchkine (1799-1837) écrivit près de 180 lettres en français, représentant plus du tiers de sa correspondance. Elles abordent tous les aspects de la vie du poète : depuis sa vie de famille, ses relations avec ses amis ou les femmes qu’il a aimées, jusqu’à ses démêlées avec les plus hautes autorités, comme l’empereur ou ses ministres. Le poète y évoque ses goûts littéraires (concernant de nombreux auteurs français ou anglais, notamment), sa conception de l’histoire, de la philosophie, de la vie. Ecrites dans un style étonnant, souvent incisif ces lettres révèlent un Pouchkine qui aurait pu être un écrivain français, tant il manie brillamment notre langue. On ne s’en étonnera pas car la langue française était universellement pratiquée dans le milieu aristocratique et intellectuel en Russie. Même dans sa vie privée, Pouchkine parlait français. Dans tous les salons de Pétersbourg, le français était la langue de rigueur, car le russe était méprisé comme étant la langue du peuple. Il y a là le paradoxe de Pouchkine, francophile et rêvant d’aller Paris, mais qui ne quittera jamais la Russie et qui est unanimement considéré comme le fondateur de la langue littéraire russe moderne. L’édition de cette correspondance est précédée d’un avant-propos sur l’usage du français en Russie au début du XIXe siècle et elle comporte des notes nécessaires à la compréhension de ces lettres.

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