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John Keats

John Keats

625 Apr

 

 Les livres de John Keats chez Amazon

 

 

Seul dans la splendeur

 

626 Apr

 

Si Keats demeure nimbé de son inaltérable aura de poète romantique, c’est qu’il a su, de son destin malheureux, nourrir un art à l’exceptionnelle beauté. Il a donné à sa prescience de la mort, aussi bien qu’à la tendresse et au bonheur d’aimer comme au renoncement sublimé, non seulement des chants parmi les plus parfaits de la poésie, mais des résonances que l’on peut entendre encore chez Rilke… Une immense richesse symbolique transparaît sous la lumière, nocturne ou solaire, de ce poète aux accents intemporels.

 

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Poèmes et poésies

 

627 Apr

 

De toutes les figures de la mythologie, ce sont celles qui ont trait à la beauté que Keats privilégie, faisant ainsi de Psyché, Apollon et Endymion non seulement des allégories de la création poétique, mais aussi des êtres qui souffrent, des poètes dont les chants sont destinés à s’évanouir, des bergers dont l’errance évoque le questionnement ontologique du poète… Chez Keats, le lyrisme n’est pas seulement un ton. C’est aussi et surtout l’indice d’une quête identitaire. Son oeuvre tout entière est une recherche sur le statut du poète, une exploration en procès sur les limites de l’imagination poétique. À travers des pièces d’une sensualité unique, même pour un romantique de la seconde génération, Keats conduit fébrilement son questionnement et malgré la profusion verbale et la variété de formes, malgré l’abondance d’images qui menace d’écoeurement, la satiété n’est jamais atteinte. Keats n’offre jamais de réponse, faisant ainsi de son oeuvre un projet en perpétuel mouvement.

 

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Lettres à Fanny

 

628 Apr

 

Longtemps hésitant entre la médecine et la poésie, John Keats n’avait guère eu qu’ironie et méfiance pour les choses du sentiment lorsqu’il s’éprit de Fanny Brawne, la fille de ses nouveaux voisins de Hampstead. De cette liaison difficile – ils seront fiancés mais jamais époux –, il nous reste trente-sept lettres, écrites au cours des deux dernières années de la vie de l’écrivain, juste avant et pendant la maladie qui devait l’emporter en 1821 à l’âge de vingt-cinq ans. Dans ce qui fut pour Keats un temps d’assombrissement et d’amertume, l’amour devient à la fois révélation et désastre, nectar et poison ; le poète trouve dans sa passion la réalisation possible d’un idéal de beauté qui le hantait, mais aussi la source d’une vulnérabilité qui l’éloigne encore davantage d’un monde dont il ne se satisfait plus. C’est-à-dire que l’amour, chez Keats, est autant le double que la limite de la poésie, et c’est pourquoi l’on retrouve dans la trajectoire brisée de cette correspondance, l’une des plus célèbres de la langue anglaise, le goût et l’exigence de l’impossible qui habitèrent toute son œuvre.

 

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Poèmes

 

629 Apr

 

Shelley est bien le poète des éléments célébré par Bachelard, l’Orphée à la voix merveilleuse, l’amant extatique aux attentes parfois déçues, le créateur de mythes qui réenchantent l’univers. Il fut aussi le poète romantique le plus engagé, à la fois héritier des Lumières, rationaliste ardent et prophète aux accents bibliques, rêvant d’une révolution sans violence et d’une humanité sans Dieu ni maître sur une terre devenue paradisiaque. Pour mettre en évidence ces aspects parfois méconnus de son inspiration, comme la richesse de son symbolisme et sa virtuosité dans des genres et des mètres divers, ses œuvres majeures sont ici présentées intégralement, depuis Alastor jusqu’à Adonaïs, y compris son sublime drame lyrique, Prométhée délivré. Ainsi est illustré le parcours qui a conduit le poète à des sommets d’exaltation, avant l’étrange vision désabusée de la condition humaine que présente Le Triomphe de la Vie, laissé inachevé par une mort prématurée, poème énigmatique où T S. Eliot, revenant sur son premier jugement, consentit à découvrir  » les plus grands vers écrits en anglais et les plus proches de Dante « .

 

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Sur l’aile du phoenix

 

630 Apr

 

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Les Odes

 

631 Apr

 

Keats annonce la désincarnation moderne. Mais en sauvant la beauté au prix de sa vie même, en incarnant alors le «poétique», il est à la fois un objet, un animal, un vase, une fleur : son identité se déduit de son absence à lui-même.La poésie redevient chemin vers la vérité, union – non plus lien, religion, mais union du mot et de la chose, de la vie rêvée et de l’innocence en construction.

Keats propose un contre-modèle, qui ouvre à la Modernité et préfigure Baudelaire. Le poète désacralise le langage, mais dans le même mouvement, il fait de l’allégorie poétique la seule réalité accessible, déchiffrable. Le poète fuit un monde qui redevient barbare, qui invente une industrialisation de la Barbarie.

Plongeant dans l’Absolu de la Beauté («A thing of beauty is a joy for ever»), il sacrifie la poésie ancienne, ses mythes, sa sacralité, se fond dans l’énigme du monde pour inventer un devenir au poète dans la modernité qui le nie : l’invention d’une allégorie nouvelle, le passage ultime de l’expérience à l’innocence – mais éprouvée comme une expérience humaine de notre présence au monde poétiquement familier et inconnu.

Loin de Pindare et déjà loin des Odes de Coleridge, les Odes de 1819 sont un tournant et sont aussi le centre de l’oeuvre de Keats.

La chanson mortelle et éternelle du Rossignol se répand, de siècle en siècle – mais le poète sait bien que l’oiseau meurt et revit autre et identique, comme le poème traverse le temps et le sens pour surgir, toujours premier, toujours victime, pour témoigner du fragile sentiment d’éternité qui habite l’improbable cri humain dans la nuit prénatale des espaces infinis et pourtant entropiques, comme le souvenir…

 

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