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Madame de Staël

Madame de Staël

1188 May

 

 

Les livres de Madame de Staël

 

De l’Allemagne – Tome 1

1189 May

En 1813 parait à Londres un essai promis à un bel avenir :De l’Allemagne. Son auteur, Madame de Staël, est l’une des figures intellectuelles dominantes de cette période. Républicaine, elle est la plus farouche opposante à l’Empereur, animant à Coppet (Suisse) un cénacle qui regroupe une grande partie de l’intelligentsia européenne. Alternant œuvre politique, essais littéraires et romans (DelphineCorinne ou l’Italie), elle annonce une nouvelle sensibilité. Dans De l’Allemagne, considéré comme l’un des premiers essais de littérature comparée, Madame de Staël trace un portrait en profondeur de ce pays. Elle inscrit la culture allemande dans son contexte politique, social, historique, mais aussi climatique et géographique. Elle pense que les français, à l’image de leurs voisins, devraient chercher une nouvelle inspiration, un nouveau style, puisant dans leurs traditions, s’ouvrant aux écrivains étrangers, et laissant libre cours à l’émotion voire la passion. Le succès de cet ouvrage est retentissant car il jette les bases du Romantisme français. Mais Madame de Staël ne verra pas le triomphe de ses idées : elle meurt en 1817, à 51 ans.

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De l’Allemagne – Tome 2

1190 May

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De la Littérature

1191 May

Pour Madame de Staël, la littérature, de même que l’homme, est perfectible. Elle inscrit donc la création et l’analyse littéraires dans une dynamique et donne ainsi naissance à la critique comparatiste. De la littérature, analyse minutieuse de notre héritage littéraire et de l’état de la création en 1800, est un traité où la fille de Necker expose, avec une rationalité implacable, la manière dont elle envisage l’avenir des lettres en Europe. Elle y bouleverse également la notion de lecteur, considéré aussi bien comme un producteur que comme un consommateur. Avec ordre, méthode et ténacité, elle progresse dans cette argumentation qui se fonde sur une division de l’Europe en deux topoï dialectiques de part et d’autre du Rhin. Selon elle, la diversité des génies provient de la diversité des goûts locaux, et de tous, ce sont ceux du Nord qui ont pour mission de décrire les mouvements de l’âme, ce à quoi la littérature doit désormais se consacrer. Dans cette vision de la littérature où la beauté a une valeur éthique et sert de garantie contre la laideur morale, le critique se pose en juge, et bien que Madame de Staël, parfait exemple de l’esprit des Lumières, n’échappe ni au didactisme ni à la partialité, elle y manifeste un goût admirable pour le débat d’idées.

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Corinne ou l’Italie

1192 May

Un roman cosmopolite et européen qui évoque la France, l’Angleterre et l’Italie à l’aube du romantisme dans la diversité de leurs mœurs et de leurs cultures. L’histoire d’une femme, la poétesse Corinne, qui inaugure le débat sur la condition féminine, sur le droit de la femme à vivre en être indépendant et à exister en tant qu’écrivain. Corinne, c’est Mme de Staël elle-même,  » la femme la plus extraordinaire qu’on vit jamais  » selon Stendhal,  » un être à part, un être supérieur tel qu’il s’en rencontre peut-être un par siècle « , disait Benjamin Constant. Napoléon lui-même, qui voyait en Mme de Staël une dangereuse messagère de liberté, déclara un jour :  » Il faut reconnaître après tout que c’est une femme d’un très grand talent ; elle restera. « 

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Trois nouvelles

1193 May

« Dans ces climats brûlants, où les hommes, uniquement occupés d’un commerce et d’un gain barbares, semblent, pour la plupart, avoir perdu les idées et les sentiments qui pourraient leur en inspirer l’horreur, une jeune fille, nommée Pauline de Gercourt, avait été mariée à l’âge de treize ans à un négociant fort riche, et plus avide encore de le devenir. Orpheline et mal élevée par un tuteur ami de son époux, et tout à fait dans le même genre, elle épousa M. de Valville, sans connaître la valeur de l’engagement qu’elle prenait, sans avoir réfléchi sur le présent ni sur l’avenir. » Germaine de Staël (1766-1817) est l’auteur d’une œuvre considérable à laquelle sa dimension historique, politique, philosophique et littéraire assure une place de premier plan. Fille de Necker, longtemps compagne de Benjamin Constant, elle fit de sa résidence de Coppet un centre de diffusion exceptionnel des idées libérales et romantiques.

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Dix années d’exil

1194 May

Ayant quitté la France, Mme de Staël séjourna en Suisse, à Coppet, chez son père, M. Necker, puis visita toute l’Europe, allant à Weimar, Berlin, Vienne, en Pologne, à Moscou, Saint-Pétersbourg, en Suède, en Finlande, et en Angleterre. Accueillie chaque fois avec grand respect alors qu’elle était victime en France, de persécutions aussi mesquines que cruelles : ses ouvrages tronqués à leur parution, interdiction de voyager ou d’approcher Paris, poursuite des personnes qui lui restaient fidèles et lui apportaient leur amitié.

« Ce qui caractérise le gouvernement de Bonaparte, c’est un mépris profond pour toutes les richesses intellectuelles de la nature humaine : vertu, dignité de l’âme, religion, enthousiasme, voilà quels sont, à ses yeux, les éternels ennemis du continent, pour me servir de son expression favorite : il voudrait réduire l’homme à la force et à la ruse, et désigner tout le reste sous le nom de bêtise ou de folie.  » (Chapitre III)
« Le plus grand grief de l’empereur Napoléon contre moi, c’est le respect dont j’ai toujours été pénétrée pour la véritable liberté. Ces sentiments m’ont été transmis comme un héritage ; et je les ai adoptés dès que j’ai pu réfléchir sur les hautes pensées dont ils dérivent, et sur les belles actions qu’ils inspirent. Les scènes cruelles qui ont déshonoré la Révolution française, n’étant que de la tyrannie sous des formes populaires, n’ont pu, ce me semble, faire aucun tort au culte de la liberté. L’on pourrait, tout au plus, s’en décourager pour la France ; mais, si ce pays avait le malheur de ne savoir posséder le plus grand des biens, il ne faudrait pas pour cela le proscrire sur la terre ».

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Delphine – Tome 1

1195 May

Delphine est le titre du premier roman de Madame de Staël, publié en 1802. Écrit sous forme épistolaire, le livre examine les limites de la liberté des femmes dans une société aristocratique. Bien qu’elle se soit défendue d’avoir eu des visées politiques, Napoléon Ier  en jugea autrement et décida d’exiler son auteur.

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Delphine – Tome 2

1196 May

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Réflexions sur le procès de la reine

1197 May

Tout semblait opposer Mme de Staël à la reine Marie-Antoinette. Pourtant, en 1793, quand la Convention décide de traduire la veuve Capet devant le tribunal révolutionnaire, Mme de Staël publie Réflexions sur le procès de la reine par une femme, un plaidoyer sacrifiée à la logique jacobine. Au-delà de cette défense, l’auteur s’interroge sur la violence révolutionnaire. Elle en dénonce la surenchère, voyant dans le procès de la reine – et sa condamnation assurée – une démagogie propice au déchaînement de la Terreur. Enfin, après avoir essayé de réfuter certaines accusations portées contre Marie-Antoinette, Mme de Staël en appelle aux mères et aux femmes  » de toutes les classes de la société  » que, dit-elle, on immole à travers la reine. Ultime argument, ultime recours qui donne à ce texte passionné toute sa modernité. La récente publication de la Correspondance de Marie-Antoinette (1770-1793), comme la réalisation du film Marie-Antoinette par Sofia Coppola, montrent que la figure et l’histoire de la reine continuent à nous hanter. Dans une postface pertinente, Monique Cottret analyse le texte de Mme de Staël en le situant dans le contexte révolutionnaire et en le rapprochant des écrits de Saint-Just, Robespierre et Chateaubriand.

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