Biographie Georges Perros.

 

 

gperros« Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu ».

 

 

Georges Poulot, qui prit le pseudonyme de Georges Perros, est né à Paris le 23 août 1923.

Avant d’entamer une carrière d’écrivain, il est d’abord comédien à la Comédie-Française (ce qui lui permettra de rencontrer Jean Grenier lors d’une tournée au Caire) puis, grâce à son ami Gérard Philipe, au TNP. Il y devient lecteur pour Jean Vilar et décide de se consacrer à la littérature, après avoir traduit Tchekhov et Strindberg.

Dès lors, Perros s’installera avec femme et enfants à Douarnenez à partir de 1959, devant « l’éblouissement provoqué par la mer ». En 1961, il publie le premier volume de « Papiers collés », notes et réflexions griffonnées sur des bouts de papiers, des rebuts, associées à des études sur la littérature (et plus particulièrement des auteurs tels que Kafka, Rimbaud, Hölderlin, Kierkegaard..). Cet ouvrage s’interroge sur le fait d’être quotidiennement. Perros emploie tour à tour l’humour et la consternation, à travers des aphorismes ou des fragments plus long, et ce sans refuser une langue naturelle, et construit une œuvre de « journalier des pensées », proche de La Rochefoucauld, Chamfort, Joubert, voire de Cioran. Perros est aussi l’auteur de notes de critiques littéraires et télévisuelles (Télénotes).

Mais, il est également un des plus grands poètes de sa génération. Ses vers, parfois rimés, non pas avec de longues rimes riches, mais, au contraire, plates, tiennent avant tout du récit, de la prose, tel « Une vie ordinaire » (1967), sous-titré « roman poème ». Il y exprime le sentiment quotidien, tout comme le fit Raymond Queneau. Il fit aussi paraître de très beaux « Poèmes bleus » (1962).

Georges Perros est mort d’un cancer du larynx en 1978, à Paris. Malade depuis 1976, il fut contraint au silence après une opération des cordes vocales. Il relata son expérience dans « L’Ardoise magique » (1978). Sa correspondance importante (avec, entre autres, Jean Grenier, Jean Paulhan, Brice Parain, Lorand Gaspar, Michel Butor…) s’ajoute à son œuvre.

 

Douarnenez sa maison.

 

Fin 1958, Georges Perros décide de s’installer à Douarnenez où il vient régulièrement séjourner depuis quelques années. C’est dans ce port du Finistère, à l’entrée du cap Sizun où la pointe du Raz est l’extrême du continent, qu’il avait choisi de vivre. Loin du Paris des intrigues littéraires, loin du théâtre où il avait fait un début, loin de ses amis. Il vivait là dans un immeuble populaire, avec une femme, trois enfants, un chien, une pipe et une moto. Il travaillait dans des chambres de circonstance empruntées à des maisons proches de la démolition. Il fréquentait les bistros du port. Il lisait beaucoup, pour la richesse des livres bien sûr, pour quelque rémunération aussi en dépouillant des manuscrits mornes. Il écrivait. Des poèmes rarement, deux livres : Poèmes bleus et Une vie ordinaire. Des notes qui finissaient par faire des livres, trois tomes de Papiers collés.

À Douarnenez, c’était M. Poulot, ainsi nommé à l’état-civil. Perros était son nom de plume. On ne savait guère qui il était. C’était un homme de mansarde. Il se blottissait sous les toits pour écrire, sous le ciel, au hasard des locations.

En premier ce sera la maison de garde de Touldriz (trou de ronces) qui tourne le dos à la route de Poullan :

« Je suis installé en pleine brousse dans une petite bicoque. Deux pièces, dont une mansarde assez proche de celle de Meudon, à cela près qu’une seule fenêtre. Là bas, prise dans un coin du regard, la mer. »

Georges Perros et sa famille (Tania et leurs trois enfants) après avoir habité au 3 rue Emile Zola, puis au 37 rue Anatole France, emmenagent dans une H.L.M (vache L.M écrira t il) de la cité Richepin en 1964. En juin de la même année son père disparaît, George Perros est profondément affecté par cette perte.

Puis enfin, une maison de pêcheur, aux Plomarc’h, un « penty » un peu à l’écart de la ville, au-dessus de la mer, une sorte de mansarde à ras de terre et de mer, un geste de la municipalité contre un loyer symbolique.

Il repose au cimetière de Tréboul.

 

 

 

 

Perros

Vue_derri_1_

En_face_de_la_maison

Gauche_de_la_maison

Maison1

Maison2

Maison3

 

Un grand merci à Oggy pour les photos et pour la découverte de cet écrivain.

 

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LOCALISATION DE LA MAISON :