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Ernest Renan – Tréguier

Ernest Renan – Tréguier

Biographie d’Ernest Renan.

 

 

renan01« La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini ».

 

Né à Tréguier en 1823, fils d’un capitaine de vaisseau dans la marine marchande, Ernest Renan se destine d’abord à devenir prêtre, puis se détourne de sa première vocation pour se consacrer à la philologie et à l’histoire des religions.


En septembre 1848, il est reçu premier à l’agrégation de philosophie. Âgé seulement de vingt-cinq ans, il entreprend la rédaction de « L’Avenir de la science » qu’il laissa longtemps inédit sur les conseils d’Augustin Thierry et qui ne paraîtra que quarante ans plus tard en 1890.


Chargé de mission en Italie en 1849 et 1850, il visite Rome, Florence, Padoue et Venise tout en préparant sa thèse de doctorat sur « Averroës et l’averroïsme » qu’il présente en 1852. Renan se voit alors confier la chaire d’hébreu au Collège de France. Il a alors 39 ans. Mais, dès son premier cours, il sera révoqué, pour avoir prononcé ces mots jugés sacrilèges : « Jésus, cet homme admirable. » 

Archéologue, Ernest Renan assuma, lors de l’expédition française de 1860-1861, la direction de la célèbre mission en Syrie, Syrie où il fouilla sur les sites antiques de Byblos, de Sidon et de Tyr, se posant alors comme le spécialiste incontestable de la Phénicie. Philologue, épris du monde de la Bible, il traduisit en particulier le Livre de Job (1858) et le fameux Cantique des Cantiques (1860).

Philologue très versé dans les langues sémitiques, après avoir abandonné l’état ecclésiastique, il fut deux fois lauréat de l’Institut; professeur d’hébreu au Collège de France en 1862, il fit paraître en 1863 la « Vie de Jésus », qui est son œuvre capitale, et qui souleva d’extraordinaires polémiques, des quantités incroyables d’attaques ou de défenses de cette œuvre parurent en France et à l’étranger, le pape l’appela « le blasphémateur européen », des manifestations hostiles se produisirent au Collège de France, qui amenèrent la suspension de son cours. Le gouvernement impérial lui offrit comme compensation l’administration de la Bibliothèque nationale qu’il refusa. Son nom fut prononcé pour un fauteuil à l’Académie, mais l’évêque Dupanloup associa le nom d’Ernest Renan et de Taine à celui de Littré qu’il combattait avec passion. Après la guerre de 1870, les idées du monde gouvernemental s’étaient modifiées, Ernest Renan fut réintégré dans sa chaire en 1870 et nommé par l’élection administrateur du Collège de France en 1873 où il fut réélu tous les trois ans. Membre de l’Académie des Inscriptions depuis 1856, il fut élu à l’Académie française le 13 juin 1878 en remplacement de Claude Bernard, et reçu le 3 avril 1879 par Alfred Mézières.

Son discours de réception produisit en Allemagne une vive émotion qu’Ernest Renan dut calmer en publiant une lettre soi-disant adressée à un ami d’Allemagne. La haine du parti religieux contre Renan n’a jamais désarmé, le maréchal de Mac-Mahon refusa de le nommer officier de la Légion d’honneur, Renan obtint ce grade seulement en 1880…  Il est mort à Paris en 1892 quelques mois après avoir achevé son « Histoire d’Israël ».


L’œuvre de Renan a vieilli. Sa documentation historique est solide, probe, mais recourt souvent à l’imagination pour ressusciter, exalter le passé. Sa philosophie a été vigoureusement combattue et taxée de dilettantisme. En réalité, Renan est un esprit critique qui a cherché passionnément la vérité, mais c’est aussi un poète qui croit aux pouvoirs de l’universelle illusion. Son influence s’est exercée sur Anatole France, Maurice Barrès, Paul Bourget, Romain Rolland, Charles Maurras.

 

 

Tréguier sa maison.

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Ernest Renan naquit dans une maison bretonne à pans de bois de la fin du 16e – début du 17e siècle. La façade sur rue est à deux étages en encorbellement. Si l’écrivain n’y vécut que les quinze premières années de sa vie, il ne se sépara jamais de cette demeure, continuant à y venir pour les vacances.

L’aménagement a été conçu pour restituer la présence de Renan enfant, adolescent et homme célèbre : on peut y voir sa chambre natale avec sa cheminée de granit et son lit clos, la chambre de l’écolier logée sous les combles, avec le petit pupitre, et aussi une reconstitution du cabinet de travail de Renan au Collège de France.

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Un immense merci à Delphine Cingal pour ses photographies 

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 LOCALISATION DE LA MAISON :

 

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