Biographie de Bram Stoker.

 

Bram_Stoker« Il est des mystères que l’on peut à peine imaginer, et que l’on ne résoudra qu’en partie ».

 

Bram Stoker naît le 8 novembre 1847, à Dublin, en Irlande, au sein d’une famille protestante appartenant aux classes moyennes. Sa mère est très impliquée dans les actions charitables de la ville. Elle s’occupe de l’éducation de l’enfant, l’initiant notamment à la lecture. Son père est fonctionnaire, un avenir professionnel auquel il destine également son fils unique. Après une scolarité perturbée par de nombreux problèmes de santé, celui-ci entre au Trinity College de Dublin, au mois de novembre 1864. L’adolescent se prend de passion pour le sport et les activités physiques, alors en vogue dans les établissements britanniques. Bram Stoker se plonge aussi dans le monde des lettres. La poésie, celle de l’américain Walt Whitman, ou le théâtre notamment. C’est d’ailleurs dans cette voie qu’il se dirige après avoir été diplômé de l’Université de Dublin en 1867, en ayant reçu à cette occasion les Honours en mathématiques.


Devenu fonctionnaire au Dublin Castle, Bram Stoker s’investit dans les activités de plume. En 1873, il se voit ainsi proposer le poste de rédacteur en chef d’un nouveau journal, The Irish Echo. Celui-ci fait faillite dès l’année suivante. Au cours de ces années, paraît son premier ouvrage, « The Chain of Destiny ». Celui-ci appartient déjà au genre de l’étrange. Stoker se fait ensuite essayiste et critique dramatique, livrant quelques articles à d’autres feuilles irlandaises, le Dublin’s Evening Mail notamment. En 1876, ceci lui offre l’opportunité de rencontrer Sir Henry Irving, l’un des grands acteurs shakespeariens de l’époque, que Stoker avait admiré dans sa jeunesse. Ce dernier se prend d’affection pour le jeune homme, qui quitte bientôt son poste d’employé de bureau dans l’administration pour se mettre au service du comédien.


En sa compagnie, Bram Stoker effectue un voyage en Angleterre en 1878. A Londres, Irving vient en effet de faire l’acquisition du Lyceum Theatre. Il en offre la direction à celui qui était son secrétaire depuis quelques mois. La même année, celui-ci fait la rencontre d’une jeune actrice de dix-neuf ans, Florence Balcombe, alors dans l’entourage du comédien de renom. Stoker l’épouse au mois de décembre 1878. Le couple aura un enfant, Noël, qui naît l’année suivante. En 1882, paraît « Under the Sunset », la nouvelle œuvre de Bram Stoker, qui se destine d’ailleurs à un tout autre public. Il s’agit en effet d’un recueil de contes pour enfants. Tout entier à sa tache, le directeur du London Lyceum Theatre effectue plusieurs voyages aux États-Unis en compagnie de la troupe du théâtre. A cette occasion, il fait la rencontre de Walt Whitman.


Dès 1890, Bram Stoker se consacre à la rédaction d’un roman dédié au vampirisme. C’est dans son entourage qu’il puise son inspiration. L’écrivain est depuis quelque temps membre de la Golden Dawn in the Outer, une société secrète fondée en 1887. Versés dans l’ésotérisme, ses membres cultivent les sciences occultes et la magie, se réclamant notamment de l’héritage rosicrucien. « Dracula » paraît enfin le 26 mai 1897. L’œuvre est aussitôt adaptée au théâtre par son auteur afin d’établir officiellement un copyright la protégeant. Le roman de Bram Stoker est en effet un grand succès de librairie, que confirment dans les années qui suivent de multiples rééditions. Le nom de son auteur devient inséparable du comte Dracula, le vampire. Ce dernier est un mort qui quitte son tombeau la nuit pour se nourrir de sang, la force vitale des vivants. Il puise celui-ci à même la source, en plongeant ses dents acérées dans le cou de ses victimes, les liant ainsi définitivement à lui. Ce baiser à la fois cruel et sensuel du vampire a d’ailleurs inspiré de nombreux cinéastes.


C’est en Roumanie, dans le château du monstre, qu’un jeune clerc de notaire, Jonathan Parker, fait sa connaissance. Le comte a fait l’acquisition d’un appartement à Londres. Ayant fait le trajet dans son cercueil, c’est dans la plus grande ville du monde, autrement dit dans l’anonymat le plus complet, que le vampire compte exercer ses méfaits. Cependant Dracula trouvera en la personne du docteur Van Helsing un adversaire à sa taille. L’illustre homme de sciences identifie les victimes du monstre ainsi deviné. Pourchassé, le comte doit se réfugier dans son repaire au beau milieu des Carpates, avant d’être définitivement vaincu. Au cours de ces aventures, on prend connaissance des mérites de l’eau bénite ou de la croix, ces symboles religieux ayant la vertu de repousser le vampire. L’ail également. Ce dernier ne peut sortir parmi les Hommes que la nuit venue. C’est qu’il doit éviter la lumière du jour, de même que les miroirs.


Dans les années qui suivent la publication de son chef d’œuvre, l’auteur de « Dracula » poursuit sa carrière littéraire. Paraissent « Miss Beauty » en 1898, « The Mystery of the Sea » en 1902, « The Jewel of the Seven Stars » l’année suivante, « The Man » en 1905 et enfin « Lady of the Should » en 1909, des romans de style gothique de moindre envergure. Très affecté par la disparition de Sir Henry Irving en 1905, Bram Stoker décède à Londres, le 20 avril 1912, à l’âge de soixante-quatre ans.

Ses maisons à Dublin puis Londres.

 

Bram Stoker, fonctionnaire au Dublin Castle, où son père avait aussi travaillé, assure par ailleurs une chronique théâtrale au Dublin Mail. Séduit par le talent de l’acteur Henry Irving, en tournée à Dublin en 1876, il lui consacre des articles élogieux qui marquent le début d’un très longue amitié. En 1878, Stoker rédige « The Duties of Clerks of Petty Sessions in Ireland » qui devient un ouvrage de référence. Il épouse Florence Balcombe, également courtisée par Oscar Wilde.

C’est à ce moment là que le couple part pour Londres, où à la demande d’Irving, Stoker devient administrateur du Lyceum Theater, charge qu’il honorera pendant 27 ans. Il consacre toute son énergie à sa tâche, et se trouve plongé au milieu d’une vie brillante. Dans sa belle maison de Cheyne Walk, en fac du parc de Battersea, il reçoit Rosseti, Oscar Wilde,George Elliot, James Abbott McNeill Whistler et Sir Arthur Conan Doyle.

Au Lyceum Theater, il cumule alors les postes de gestionnaire, directeur artistique, costumier, chef décorateur sans oublier le recrutement des comédiens et le calendrier des tournées. Malgré un emploi du temps surchargé, il signe des nouvelles fantastiques, genre qu’il affectionne tout particulièrement en souvenir des histoires entendues durant son enfance.

Son goût pour l’étrange le pousse à rejoindre la « Compagnie des Beefstaeks », un groupe d’amateurs d’histoires insolites se réunissant toutes les semaines au Lyceum Theatre. Il y fait la connaissance du docteur Arminius Vambery, professeur de langues orientales à l’université de Budapest. Passionné de surnaturel et de folklore, il relate à Stoker diverses légendes d’Europe centrale, notamment celle concernant le mythe entourant Vlad Tepes III surnommé l’Empaleur. Fasciné par ses récits, Stoker entame des recherches pharaoniques sur le sujet, avec une prédilection pour l’ésotérisme.

C’est à cette époque qu’il intègre la fameuse société secrète « Golden Dawn » fondée en 1888 par le révérend Woodford, le docteur Westcott, William Woodman et Samuel Mathers avec pour but l’étude et l’enseignement des sciences occultes. Il y croise l’occultiste Alister Crowley, le poète William Butler Yeats, l’actrice Florence Farr ou encore l’écrivain Arthur Machen. Durant plus de dix ans, Stoker accumule les notes, s’abreuve de récits souvent farfelus ou romancés, et s’imprègne de tout ce qui compose cet univers trouble.

Lorsqu’en 1898 il publie « Dracula » sur lequel il travaillait depuis plusieurs années, le succès est immense et Wilde qui en 1890 avait donné au genre fantastique l’un de ses chefs d’oeuvre; « The Picture of Dorian Gray » y voit « le plus beau roman du siècle ».

Irving étant mort en 1905, Stoker rédige alors deux volumes de mémoires intitulés « Personnal Reminiscences of Henry Irving » qui montrent à quel point il idôlatrait celui-ci.

En 1912, une néphrite chronique aura raison de la robuste constitution d’un homme en qui le Times verra « un écrivain flamboyant ».

Les maisons où il vécut ne se visitent pas, de simples plaques commémoratives permettent de suivre le parcours de l’écrivain.

 

 

Sa maison à Dublin.

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Première édition de Dracula au Writter’s Museum de Dublin.

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Sa maison à Londres.

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Le Lyceum Theater à Londres.

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