Maisons d écrivains

Virginia Woolf

1593 May

 

Les livres de Virginia Woolf chez Amazon

 

Mrs Dalloway

1594 May

Les préparatifs d’une soirée, l’errance mentale d’un personnage énigmatique… C’est sur ces rares éléments d’intrigue que repose le récit d’une journée dans la vie de Clarissa Dalloway. Dans sa première oeuvre véritablement moderniste, Virginia Woolf rompt définitivement avec les formes traditionnelles du roman. Les souvenirs (ceux de Peter Walsh l’amour d’autrefois, de Sally Seaton l’amie de jeunesse) ressurgissent au gré de tout un réseau d’impressions et de sensations propres à l’héroïne, qui elle-même est vue à travers les yeux d’une myriade d’autres personnages (sa fille, Peter lui-même) qui traversent cette journée rythmée par le carillon de Big Ben, seul élément objectif qui demeure dans ce tableau impressionniste. Par un mouvement de ressac, le texte opère des incursions dans les différentes consciences en présence, qui à leur tour se coulent hors d’elles-mêmes pour envahir le monde extérieur et se relayer. Les différentes voix, sur le mode du monologue intérieur et du discours indirect libre, viennent enfler le texte, formant ainsi un entrelacs de « courants de conscience » tissé avec une aisance qui, déjà remarquablement maîtrisée, n’est pourtant qu’un prélude à la Promenade au Phare et aux Vagues qui constitueront l’apogée de l’oeuvre de Virginia Woolf.

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Une chambre à soi

1595 May

C’est avec un ton léger et à travers la situation vécue par les femmes écrivains (absence de moyens matériels argent-espace, interruptions continues dues à la gestion du ménage) et leurs écrits que Virginia Woolf montre pourquoi peu de femmes écrivaient avant le 19ème siècle. En exposant la situation concrète des femmes elle nous montre que pour être libre de création intellectuelle, il faut être débarrassé des préoccupations matérielles immédiates. Un style fluide, les idées coulent de source – un plaisir à lire !

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La promenade au phare

1596 May

Ce sera assez court, note Virginia Woolf dans son Journal. Rien ne manquera au caractère de Père. Il y aura aussi Mère, Saint-Ives, l’enfance et toutes les choses habituelles que j’essaie d’inclure, la vie, la mort, etc.

À 43 ans, jusqu’alors hantée par la disparition prématurée de sa mère et par le despotisme intellectuel et affectif de son père, Virginia Woolf se décide enfin à les placer au centre de son écriture. Avec passion et, pour la première fois, avec une immense facilité, elle se jette dans ce poème psychologique, chaque page la délivrant peu à peu et définitivement de ses souvenirs. Au rythme de trois parties inégales, trois vagues d’une mer intranquille, elle ouvre les fenêtres de la demeure de vacances des îles Hébrides aux souvenirs d’abord, puis au temps qui passe, silencieux, qui empoussière et jaunit la maison, et enfin à l’âme intemporelle des siens et de ce passé qui la constitue.

À peine pose-t-elle sa plume que Leonard, son mari, crie au chef-d’oeuvre. Virginia Woolf elle-même considère cet ouvrage comme le meilleur de ses livres. Elle y perçoit à la perfection les « flux de la conscience », illuminés par ces miracles quotidiens qui donnent sens à la vie comme autant d' »allumettes inopinément frottées dans le noir »… Ou comme les feux alternatifs d’un phare.

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La traversée des apparences

1597 May

Véhément, ironique, prémonitoire, le premier roman de Virginia Woolf. Le début de sa traversée. L’éclosion de sa voix. L’obsession, déjà, de l’eau, de la mort, du désir inapaisé.  » Etre précipitée dans la mer, baignée, ballottée par les eaux, promenée parmi les racines du monde… « . Est-ce de Rachel, l’héroïne de ce  » voyage  » qu’il s’agit, ou bien de Virginia ?

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Les vagues

1598 May

Tandis que les vagues déferlent sur le rivage, six voix s’élèvent en contrepoint, celles de trois filles et de trois garçons, qui parlent dans la solitude, se racontent, s’entrelacent, et pleurent la mort de leur ami Percival. Ce livre n’est pas dans le droit fil des ouvrages qui, de La Chambre de Jacob et Mrs Dalloway à Vers le Phare, puis des Années à Entre les actes, ont fait de Virginia Woolf la romancière la plus originale du XXe siècle anglais, mais une élégie, un poème en prose, où alternent souvenirs heureux et sombres de l’enfance, communions éphémères, rencontres manquées, amour de la vie et fascination de la mort. Chaque image fait surface un bref instant, à la manière de cet aileron entrevu un jour sur la mer vaste et vide, source de terreur et d’extase, que l’auteur s’efforce ici de capturer. Et les vagues, de leur grondement sourd et éternel, referment le livre comme elles l’avaient ouvert.

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Orlando

1599 May

Orlando, ce sont les mille et une vies dont nous disposons, que nous étouffons et qu’Orlando seul libère, car il lui est donné de vivre trois siècles en ayant toujours trente ans. Jeune lord comblé d’honneurs, il est nommé ambassadeur en Turquie, devient femme et rejoint une tribu de bohémiens, puis retourne vivre sous les traits d’une femme de lettres dans l’Angleterre victorienne. Assoiffé de vie et de poésie, à l’image de Virginia Woolf, Orlando traverse les siècles, accumule les sensations, déploie les multiples facettes qui composent notre être. La nature de l’homme et de la femme, l’amour, la vie en société, la littérature, tout est dénudé avec un prodigieux humour. Hymne à la joie, au plaisir, ce conte fantastique révèle que la pensée créatrice est bien « de tous les moyens de transport le plus divagant et le plus fou ! « .

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Suis-je snob ?

1600 May

Lorsqu’elle contemple son miroir, Virginia Woolf ne lui demande pas si elle est plus belle qu’Oscar Wilde, mais elle y pense…

« Suis-je snob ? » : de cette question cruciale, la géniale romancière a fait le thème d’une méditation joyeuse et enlevée, exposée à la fin des années trente devant ses amis du Memoir Club. La réponse, évidemment, est affirmative. Car l’acuité du regard de Virginia Woolf impose tout autant à ses romans une sévère critique sociale qu’à sa vie une vigilance absolue en matière de goût.

L’esthétique de l’existence, que Wilde faisait jouer contre la morale, prend chez elle la valeur absolue d’une exigence à l’égard du réel. Tout alors se réenchante : des « Réflexions sur une voiture » à celles sur « La nouvelle robe », les autres textes qui composent ce volume montrent Virginia Woolf qui laisse libre cours à ses émotions de jeune fille, tout en maîtrisant pleinement son art d’écrivain. Et pourquoi pas ? L’émerveillement ici n’est pas celui d’une consommatrice moderne et ne s’attache pas aux objets ; il signale l’agrandissement du champ de l’expérience. « Le rire, l’humour et la comédie » lui donnent le ton. C’est ainsi qu’avec les instruments de la fiction comme de la théorie, Woolf volette autour de toutes choses, s’enthousiasme, s’extasie, et termine en contemplant en face « La Mort du Papillon ».

Cinq des sept textes de ce volume sont inédits.

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La fascination de l’étang

1601 May

« Peut-être était-ce le secret de sa fascination : il retenait dans ses eaux toutes sortes de rêves, de plaintes, de confidences… ». Ces nouvelles, écrites tout au long de la carrière de Virginia Woolf (1906-1941), exercent sur le lecteur, comme l’étang sur la narratrice, une étrange fascination… Entrelacs de voix en sourdine, de rêves, de pulsions et de désirs inassouvis, la romancière donne corps à la conscience des femmes qui, en cette première moitié du XXe siècle, sont prises au piège de leur éducation.

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L’art du roman

1602 May

Virginia Woolf n’a pas seulement été la grande romancière de Mrs Dalloway, de la Promenade au pharedes Vagues. Loin de tout dogmatisme, elle a pendant toute sa vie été ce  » lecteur ordinaire  » dont parle le Dr. Johnson  » qui lit pour son propre plaisir plutôt que pour faire connaître ou pour corriger les opinions d’autrui « . Esprit étonnamment libre et cultivé, elle s’est ravitaillée à tous les chefs-d’œuvre de la littérature universelle, de Montaigne à Dante, d’Eschyle à Proust. Articles, polémiques, essais, tout lui est prétexte à réfléchir sur son art, jusqu’à former cet accompagnement intime, parfaitement libre que tout écrivain poursuit parallèlement à ses plus grandes œuvres, et qui nous livre sans doute la clé la plus précieuse de son génie.

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Lettre à un jeune poète

1603 May

La Lettre à un jeune poète fut écrite à la fin de 1931 et publiée le 7 juillet 1932. Virginia Woolf, stimulée par les discussions consacrées à la poésie qu’elle avait eues avec John Lehmann, l’adressa à ce dernier. Lehmann n’était pas que jeune poète et frère de l’assez fameuse Rosamund – elle-même romancière – il était aussi collaborateur de la Hogarth Press, la maison d’édition de Leonard et Virginia Woolf, et d’ailleurs publié par eux.

Quels sont les rapports de la prose et de la poésie ? Un prosateur peut-il élucider les motivations d’un poète ? Quel est l’avenir de la poésie anglaise dans les années trente ? Y a-t-il un moyen terme poétique entre leréalisme et la beauté ? La poésie a-t-elle un sens ? Enfin, peut-on traiter un sujet aussi sérieux en quelques pages et quatre mille mots ? Telles sont les questions principales abordées par Virginia Woolf dans sa lettre.

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De la maladie

1604 May

Lorsque nous y réfléchissons, comme les circonstances nous y forcent bien souvent, il nous semble soudain pour le moins étonnant que la maladie ne figure pas à côté de l’amour, de la latte et de la jalousie, parmi les thèmes majeurs de la littérature. Virginia Woolf. Dans ce court texte écrit en 1926 pour la revue de T. S. Eliot, Virginia Woolf s’interroge sur cette expérience particulière dont personne ne parle, dont le langage peine à rendre compte mais que tout le monde connaît : la maladie. Lorsqu’on tombe malade, constate-t-elle, la vie normale interrompt son cours réglé pour laisser place à un état de contemplation où le corps reprend ses droits et où l’univers apparaît soudain dans son indifférence totale à la vie humaine.

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Les années

1605 May

Le temps, Virginia Woolf n’a pas d’autre sujet. Les années passent, de 1880 à 1918 et au temps présent, dans ce roman de 1937. Il raconte l’histoire d’une famille en trois générations, où tout change, conditions économiques, valeurs spirituelles et morales.

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Entre les actes

1606 May

Une représentation théâtrale donnée à l’occasion d’une fête paroissiale un jour d’été1939 dans la paisible campagne anglaise, révèle les tendances cachées, les penchants inavoués, les aspirations, les espoirs, les rêves de ceux que l’amitié rassemblés   là, autour de la famille Olivier. Virginia Woolf glisse son regard à la surface de ces êtres, pour mieux capter ensuite, comme à leur insu, ces moments d’émotions brisées qu’elle arrache aux obscures profondeurs de leur conscience. 

A la fin de la journée, que reste-t-il du spectacle et de ce qui s’est passé « entre les actes » ? Alors que chacun reprend ses occupations comme si de rien n’était; tout est pius secrètement remis en question. Isabelle, le double de Virginia Woolf, à la recherche inquiète de son identité, aspire au silence, à la tranquilité, au repos.   « Puisse l’eau me recouvrir », dit-elle. Ce souhait  prémonitoire, Virginia Woolf le mettra à exécution quelques mois plus tard, le 28 mars 1941, en se noyant dans une rivière. 

Entre les actes, dernier roman de Virginia Woolf offre sans doute la meilleure synthèse des tecniques, des thèmes, et des recherches de la romancière anglaise. La compréhension poétique du monde qu’elle y manifeste l’apparente aux deux grands phares du XXème siècle. Proust et Joyce .

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La chambre de Jacob

1607 May

Comment saisir la vérité d’un être ? Jacob Flanders n’est-il pas à la fois cet enfant innocent qui joue sur une plage de Cornouailles, le brillant étudiant de Cambridge, le jeune homme séduisant, entouré d’amis et pourtant seul? II est aussi un être condamné et qui l’ignore. En souvenir de son frère mort trop jeune, Virginia Woolf compose ce roman en forme de kaléidoscope mêlant images, impressions et fragments de dialogues. Publié en 1922, La Chambre de Jacob inaugure la série des romans qui feront de Virginia Woolf la romancière anglaise la plus célèbre du XXe siècle. « J’ai trouvé comment commencer (à 40 ans) à dire quelque chose en parlant de ma propre voix », écrit-elle dans son Journal. Ce roman expérimental et poétique, empreint d’un lyrisme toujours contenu, portrait de l’Angleterre à la veille de la Grande Guerre, est une ode à l’insouciance perdue.

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Elles

1608 May

Le portrait que Virginia Woolf consacre à chacune d’elles fait à chaque fois vibrer une sensibilité unique, précieuse, plus rare que ne furent jamais les diamants ou les hommes. Son livre n’est pourtant pas celui d’une militante. De salons en imprimeries, dans la paisible campagne de Madame de Sévigné ou parmi l’activité bouillonnante de Geraldine Jewsbury et Jane Carlyle, Virginia Woolf, si rarement à l’aise en société, ne construit pas un mausolée aux Grandes Dames. Parmi les figures éternelles du génie féminin, la plus drôle d’entre elles se choisit des amies, simplement.

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Nuit et Jour

1609 May

« C’était un dimanche après-midi d’octobre et, tout comme nombre de jeunes filles de sa condition, Katherine Hilbery servait le thé » : Katherine Hilbery, résignée à la vie domestique que lui réserve la tradition, se prépare à épouser William Rodney. Mary Datchet, indépendante et moderne, travaille pour les suffragettes. L’arrivée du jeune et ténébreux Ralph Denham pousse les deux amies à s’interroger sur l’amour, le mariage, le bonheur. Le quatuor est entraîné dans une valse des sentiments fébrile, passionnée et mal accordée à ce siècle vieillissant.

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La mort de la phalène

1610 May

 

Comment caractériser les six étranges nouvelles qui composent ce recueil : récits, poèmes en prose ? Fables hybrides où le rêve est une façon d’explorer la réalité, ils comptent indubitablement parmi les plus remarquables des textes courts que Virginia Woolf ait écrits. Elle publia cinq d’entre eux de son vivant, dans l’unique recueil qu’elle ait choisi de faire paraître. Le sixième, La Mort de la phalène, terrible et merveilleuse parabole sur la beauté, la fragilité et l’inutilité de toute vie, parut un an après son décès.
 
 
Trois guinées
 1611 May

Fiction épistolaire et pamphlétaire, Trois Guinées (publié en 1938) est l’un des moments du dernier geste d’écriture de Virginia Woolf. Face à l’ampleur de la crise que traverse l’Europe et qui mènera à la seconde guerre mondiale, l’écrivain refuse le statut de spectateur impassible. Dans ce livre, une femme répond à la lettre d’un homme lui demandant de l’aide pour empêcher la guerre et préserver la liberté intellectuelle. Quelles sont alors les armes à disposition d’une femme pour fournir cette aide ? Cherchant la réponse, Virginia Woolf dresse une critique redoutable de la société patriarcale, elle lui oppose la puissance d’une société des outsiders, composée d’individus dont l’histoire s’est construite en marge, dans l’ombre des valeurs dominantes (la compétition, l’appropriation et l’exclusion). L’avènement de la société des outsiders est un appel à la dissidence.

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Flush : une biographie
 
1612 May

Voilà un petit livre bouleversant, magnifique, à la fois drôle et prenant, d’une poésie et d’une sensibilité inégalées. Un pur bonheur de livre qu’il convient de lire lentement : on risque autrement d’échapper à la beauté de son style, aux mille trouvailles littéraires qu’il recèle.
« Flush » raconte la vie de Flush, un cocker qui a réellement existé et appartenu à une certaine Mrs Barrett Browning, qui fut l’amie de Virginia Woolf. Dès les premières pages, le récit captive, à cause de son originalité autant que par sa prose exquise, incroyablement inspirée.

C’est une vie à part entière qui est racontée, avec ses événements marquants, son début, sa fin, son apogée. La prouesse est évidemment la manière dont Virginia Woolf joue avec le point de vue du chien. Lorsqu’elle l’adopte, lorsqu’elle voit la vie par les yeux de Flush, on touche au pur génie : c’est exactement ça ! Le chien voit, sent, comprend exactement de cette façon-là ! Comment Woolf réussit-elle à se mettre à ce point à sa place ?

C’est surtout par l’odorat que le chien comprend le monde et les descriptions d’odeurs et de parfums (dans la chambre de Mrs Barrett autant qu’au-dehors, à Londres autant qu’à Sienne) donnent lieu à des passages inoubliables.
Tous comme sont marquants les rares épisodes tristes de ce livre joyeux, notamment l’enlèvement de Flush, aussi captivant qu’un thriller et qui donne l’occasion d’une étude sociale passionnante (le Londres de Dickens, celui des riches opposé à celui de Whitechapel).

Ce livre est tellement bon qu’on éprouve le besoin de revenir en arrière pendant sa lecture, pour s’imprégner à nouveau de phrases, comme celle-ci :
« L’aspect premier de Flush était tout de douceur soyeuse : il avait cependant des yeux où brûlait une flamme ; son coeur connaissait des passions qui pouvaient jaillir, sans doute, en flambées fougueuses, mais aussi s’amortir et couver sous la cendre. »

Indispensable.

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La vie de Roger Fry
 
1613 May

C’est en 1910 que Virginia Woolf rencontra Roger Fry pour la première fois. Leurs liens amicaux, intellectuels et même familiaux furent dès lors très étroits. Au cours d’une de leurs conversations, Roger Fry avait lui-même suggéré à son amie qu’elle donne l’illustration de ses théories sur l’art du biographe en dressant son portrait littéraire. Ainsi, dans une oeuvre de maturité qui navigue entre la biographie, le portrait et le roman, Virginia Woolf a recréé la vie d’un artiste peintre et critique qui, comme elle, fut un personnage central du groupe de Bloomsbury. « La Vie de Roger Fry » est le dernier texte de Virginia Woolf publié de son vivant.

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Freshwater
 
1614 May

Ecrite par Virginia Wool en 1935 pour amuser ses amis et ses neveux, cette pièce est un petit chef-d’œuvre d’humour et d’intelligence. Elle y met en scène des personnages aussi authentiques que pittoresques : le peintre Watts et sa jeune épouse de seize ans, Ellen Terry, qui deviendra une comédienne célèbre ; le fameux poète Tennyson ; enfin le philosophe Charles Cameron et surtout sa femme, Julia, la grand-tante de Virginia, qui fut une célèbre pionnière de la photographie. Les Cameron qui ne veulent pas partir aux Indes sans leurs cercueils, attendent ceux-ci d’une minute à l’autre… depuis des mois. Mrs Cameron se hâte de faire encore quelques photographies, tandis que leur ami Tennyson se hâte de leur déclamer une dernière fois ses poèmes. Pendant ce temps, Ellen Terry, fatiguée de poser éternellement pour son mari, grans spécialiste des allégories s’échappe et va retrouver sur la plage le bel officier de marine avec lequel elle s’enfuira. Sur un rythme trépidant, les répliques fusent, les actions se catapultent. Nous avons là un exemple étonnant de ce que pouvait être cet humour que Virginia Woolf affectionnait tant dans la vie, ce rire « déboutonné » qui filtre si rarement entre les lignes de ses romans.

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Ce que je suis en réalité demeure inconnu
 
1615 May

Dans ses lettres, Virginia Woolf parle de tout, dans une langue aérienne et libérée: de son oeuvre, de ses lectures, de ses amours, au féminin comme au masculin… Adressée à son mari, aux amis, à la famille, cette correspondance enlevée et savoureuse révèle les moments de folie, la passion pour l’Angleterre, les engagements littéraires de cette femme qui, plus que tout, admirait Proust.

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Virginia Woolf – Lytton Strachey : Correspondance
 
1616 May

Le 22 novembre 1906, la jeune Virginia Stephen adresse quelques lignes respectueuses à un ami de son frère (Cher Mr. Strachey, nous aimerions tant vous voir, si vous pouviez nous rendre visite un jour prochain. Dimanche qui vient vous conviendrait-il, vers six heures du soir ? Vanessa va beaucoup mieux et aimerait vous parler.) Vingt-cinq ans plus tard – l’arc de temps que couvre le présent volume -, ils sont l’un et l’autre célèbres, et à la tête d’œuvres qui marquent déjà l’époque. Il est le démystificateur féroce du siècle de Victoria, et l’auteur d’essais lumineux sur la littérature, le théâtre et l’histoire ; elle a déjà publié plusieurs de ses œuvres majeures, de La Chambre de Jacob à Mrs. Dalloway et La Promenade au phare. Ils s’entrelisent, se complimentent, se critiquent, évoquent leur quotidien, moquent les ridicules de l’infortunée Ottoline Morrell et disent tout le bien, et le mal, qu’ils pensent de ceux qui les entourent – de Roger Fry à E.M. Forster, via Keynes, Clive Bell ou Duncan Grant. Publié à l’origine dans une version largement censurée, pour ménager les susceptibilités de certains protagonistes, par Leonard Woolf et James Strachey, cet échange entre deux esprits aigus, et «pas toujours charitables», offre une chronique fascinante du cercle de Bloomsbury, et paraît ici pour la première fois dans son intégralité, augmentée de lettres retrouvées depuis l’édition originale.

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Romans et Nouvelles
 
1617 May

ROMANS – La Chambre de Jacob / Mrs Dalloway- Voyage au phare / Orlando / Les Vagues- Entre les actes.

NOUVELLES – La Marque sur le mur / Kew Gardens- Un roman qu’on n’a pas écrit / Objets massifs- Une maison hantée / Une société- Lundi ou mardi / Le Quatuor à cordes- Bleu et vert / Un collège féminin vu de l’extérieur- Dans le verger / Mrs Dalloway dans Bond Street- Le Premier ministre / La Robe neuve- La Dame dans le miroir / La Partie de chasse- La Duchesse et le Joaillier / Lappin et Lapinova- Moments d’être : Les épingles de chez Slater n’ont pas de pointes

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Correspondance Virginia Woolf – Vita Sackeville West
 
1618 May

C’est au cours d’un dîner, en 1922, que Virginia Woolf rencontra Vita Sackville-West, qui allait être, jusqu’à sa mort, une des personnes les plus importantes de sa vie. En lisant leur correspondance, qui se poursuivit sur plus de dix-huit ans, on ne peut douter de la profondeur de la passion indestructible qui lia ces deux femmes exceptionnelles. Vita-Sackville West excellait dans l’art de la correspondance, que ce soit pour dépeindre les jardins anglais, les montagnes de la Perse ou les déserts de l’Arizona. Ses lettres nous transportent dans une époque où Gide et Proust choquaient, où un procès en obscénité était intenté à une romancière accusée de saphisme. Virginia Woolf, pour sa part, se débattait sans cesse dans les affres de l’enfantement de « sa » vérité de l’écriture. À travers cette correspondance, c’est un nouvel aspect de son fascinant et multiple visage que nous apprenons à connaître.

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Journal d’adolscence 1897-1909
 
1619 May

 » Je m’efforcerai d’être un serviteur honnête, soucieux de rassembler la matière susceptible d’être utile, par la suite, à une main plus experte « , note la jeune Virginia Woolf, apprenti écrivain passionné déjà dévoué corps et âme à la genèse d’une œuvre qui comptera parmi les chefs d’œuvres du XXe siècle. Son Journal d’adolescence s’ouvre en 1897, alors qu’elle a quinze ans. L’écriture, d’emblée, s’y révèle salutaire pour la jeune fille au talent précoce. Refuge contre la douleur lorsqu’elle perd ses parents; garde-fou contre la folie qui rôde. Mais ce Journal est avant tout un cahier où Woolf s’applique à faire des phrases comme on fait des gammes, en se moquant d’elle-même. Et des autres, tant elle excelle à épingler d’un trait caustique visiteurs et auteurs lus. Car l’adolescente lit sans se rassasier: Aristote et Hawthorne, James et Hardy. Passant son esprit au tamis de la bibliothèque familiale, elle exerce son jugement critique et affine sa singularité propre. Puis, au fil des années, l’apprentissage livresque se double de séjours à l’étranger. Les cahiers deviennent alors journaux de voyage, en Grèce, en Turquie, en Espagne. Loin d’y céder à la tentation d’un exotisme de convention, l’écrivain en devenir s’interroge sur la manière d’embrasser le vivant sans le figer, se plaçant déjà à rebours des canons en vigueur, des mécanismes romanesques faciles. Au seuil de son entreprise littéraire, la grande Virginia Woolf touche déjà du doigt son génie à venir.

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Journal intégral 1915-1941
 1620 May

Virginia Woolf a quinze ans lorsqu’elle trace les premières lignes de son Journal. Après de nombreuses interruptions, elle en reprend l’écriture en 1915, et le tiendra jusqu’à son suicide en 1941. C’est l’ensemble de cette période captivante que couvre ce volume alors que ressort parallèlement son journal d’adolescence. Durant plusieurs décennies, elle note jour après jour ses sentiments, ses illuminations. Avec sa finesse et son humour, un art unique du portrait, elle nous fait découvrir les évolutions sociales et les errements de son époque. Elle y évoque son enfance tout comme la situation politique internationale, des débuts de la Première Guerre mondiale à l’intensification des bombardements nazis sur Londres. Dans son Journal, Virginia commente ses lectures, élabore des théories critiques tout autant qu’elle confie ses projets littéraires, ses doutes, ses réflexions sur son travail d’écriture. Elle y inscrit les critiques des journaux ou les commentaires de ses amis sur son œuvre. Accueillant encore la voix de son mari Leonard, qui, par endroits, annote les cahiers. Certaines idées, certains projets de romans semblent naître de l’écriture même du Journal dont la lecture permet d’approcher la genèse et le sens intrinsèque avec une justesse incomparable.

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Correspondance Virginia Woolf – Vita Sackeville West 1923-1941
 
1621 May

C’est à Londres, en 1922, que Virginia Woolf rencontra pour la première fois, au cours d’un dîner, Vita Sackville- West qui allait être pour de nombreuses années une des deux ou trois personnes les plus importantes de sa vie. Après avoir lu leur correspondance qui se poursuit sur plus de dix-huit ans, on ne pourra plus douter de la profondeur de la passion qui lia ces deux femmes exceptionnelles – une passion qui, en dépit des orages de la jalousie et parfois de la fureur, leur apporta, jusqu’à la mort tragique de Virginia, le bonheur d’une tendresse et d’une réciprocité de désirs qui renaissaient, crise après crise, de leurs cendres indestructibles.

Vita-Sackville West excellait dans l’art de la correspondance. Qu’elle dépeigne des jardins anglais ou les steppes de la Prusse, les montagnes de la Perse ou les déserts de l’Arizona, sa démarche est alerte, imagée, avec un rien de malice dans la satire mondaine. Ses lettres nous transportent dans une époque où Gide et Proust choquaient, où un procès en obscénité était intenté à une romancière accusée de saphisme ; une période aussi où la littérature de langue anglaise, entraînée par de grands novateurs, continuait d’accorder la prééminence aux techniques de la fiction. Virginia Woolf, pour sa part, n’allait cesser de se débattre dans les affres de l’enfantement de « sa » vérité de l’écriture qui, peu à peu, l’acculerait au seuil de la folie. Mais au coeur de cette recherche torturante allait jaillir, avec une fraîcheur de fontaine, Orlando, dédié à Vita. À travers cette correspondance, c’est un nouvel aspect du fascinant et multiple visage de Virginia Woolf que nous apprenons à mieux connaître encore.

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La Pléiade
 
1622 May
 
 
 

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